Madagascar : 416 Km en backpack

« La route est longue, cela nous permet de réfléchir. »
(Proverbe malgache)

La relativité des distances

416 Km. 416 Km c’est, un peu plus que la distance qui sépare mon chez moi français à Barcelone. 416 Km c’est aussi un peu moins que Paris-Lyon ou même Paris-Rotterdam. En gros, 416 Km c’est 4 heures d’autoroute ou 5-6 heures de stop si tu as de la chance.
En fait, 416 Km c’est un battement d’aile d’oiseau. C’est rien ! Enfin, ça c’est 416 Km européen.

De l’autre côté du monde, là où la terre est ocre et les orages chantent, 416 km c’est un voyage, une épopée. 416 km c’est l’un de mes meilleurs souvenirs de Madagascar. Mon premier voyage hors de mon chez moi malgache, ma découverte d’un monde.
A Madagascar 416 Km c’est la distance entre l’Est et l’Ouest,entre Sambava et Ankify. 416 Km c’était la distance terrestre qui me séparait de mes vacances au large de Nosy Be.

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Slow travel : ode à la lenteur en voyage

« Nous nous refusons tous les luxes sauf le plus précieux : la lenteur. »
(Nicolas Bouvier)

 

Se perdre. Ici et là suivre la lumière d’une ruelle esseulée. Lever le pouce, rire, échanger et changer ses plans amovibles pour suivre des conseils inconnus.
Se perdre dans le temps. Étirer les heures pour profiter de chaque rayon de soleil. Écourter les jours pour danser chaque seconde d’une nuit sans lune. S’asseoir contre un arbre et se perdre dans les pages d’un livre à offrir.
Se perdre pour ne pas perdre son temps, sa vie, son voyage. Lire la suite

Pan de Azúcar : toutes les infos pratiques sur ce parc hors des sentiers battus

Lorsque je parle de mes voyages autour de moi on me répète souvent que je suis courageuse : courageuse de partir seule, courageuse d’avoir trente ans et de ne pas avoir commencé à cotiser pour ma retraite, courageuse de vivre au jour le jour en dormant là où il fait sommeil.

Aujourd’hui j’ai décidé d’être honnête et d’arrêter de me prendre pour Roald Amudsen ou Amy Johnson. Aujourd’hui je vais  vous avouer mon plus grand secret : je suis une froussarde.
J’ai souvent peur et j’aime ça ! J’aime me faire peur en m’inventant des monstres sous mon lit, j’aime m’imaginer qu’il y a des requins affamés lorsque je me baigne ou encore que des millions de vives se cachent sous le sable. Oui, c’est très enfantin mais ça me permet de libérer quelques miettes de mon imagination trop active. Lire la suite

« L’amour en voyages » : recueil de nouvelles gratuit

«Voyager sans rencontrer l’autre, ce n’est pas voyager, c’est se déplacer»
(Alexandra David Neel)

Ah, l’amour. Quel plaisir pour un cœur d’artichaut comme moi d’écrire, d’écouter, de danser et de pleurer l’amour.

Chaque voyage recele son lot de rencontres. Sur le quai d’une gare, perdue dans une forêt ou en auberge de jeunesse, j’échange avec plaisir quelques sourires, des heures d’amitié ou des secondes de romance. Parfois, j’offre même mon cœur. Tant pis si sur mon vol retour je m’aperçois qu’il en manque quelques miettes.

Chaque voyageur recèle son lot d’histoires. Et moi, grande curieuse, j’ai demandé à ces voyageurs inconnus de m’offrir la leur. Lire la suite

Je t’aime mais je pars : lettre à ceux qui restent

« Partir, c’est mourir un peu. Poursuivre le voyage, c’est peut-être ressusciter. Le vrai voyageur, c’est celui qui jamais ne tente de revenir en arrière. »
(Jacques Renaud)

 

Je t’aime mais je pars.

Ce n’est pas la première fois que je te promets de rester, de travailler, de ranger mon sac à dos jusqu’aux prochaines vacances. Ce n’est pas la première fois que je rentre en te disant que les au revoir, on les laissera pour les films à l’eau de rose. C’est n’est pas la première fois que mes promesses sont sincères. Vaines. Pourtant je pars. Encore une fois. Lire la suite

Auto-stop : témoignage et conseils pour se lancer seule ou acompagnée

« Plus nous entrons dans l’inconnu, plus il nous semble immense et merveilleux. »
(Charles Lindbergh)

Faire du stop. Pour certains il s’agit d’inconscience comme si tous les psychopathes du monde avaient le permis et une voiture. Pour d’autres, c’est de l’égoïsme, de l’opportunisme ou un je ne sais quel « -isme » négatif qui sous-entend que celui qui voyage le pouce en l’air n’a d’autre ambition dans la vie que celle de profiter de la générosité des automobilistes. Pour Elle, pour Lui, pour moi, c’est un voyage, une façon de vivre, de voir et d’arpenter le monde qui nous entoure.

Aujourd’hui je te propose d’arrêter de regarder le monde avec notre porte-feuille pour l’admirer avec nos rêves. Aujourd’hui j’ai envie de te raconter mon stop, celui d’une curieuse, souvent timide parfois bavarde ; le stop d’une baroudeuse qui voyage pour rencontrer, apprendre l’autre, s’apprendre soi-même. Aujourd’hui j’ai envie de prendre le temps de partager avec toi ces quelques heures de voyages, ici et ailleurs, seule ou accompagnée pour te montrer que le stop n’est ni égoïste ni dangereux.

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Comment le volontourisme m’a convaincu de ne pas sauver le monde !

« Sauver le monde », voilà ce que mon cœur répondait en silence lorsqu’on me demandait ce que je voudrais faire quand je serai grande.

Sauver le monde pour le sauver de lui-même, pour enrayer la faim, la soif, la haine et la stupidité. Sauver le monde pour instaurer l’équité, le respect, l’éducation et la paix. Sauver le monde pour vivre mieux, pour avoir bonne conscience, pour me sentir utile.

« Sauver le monde », un programme un tant soit peu ambitieux mais plutôt banal pour une ado française.

Avant de sauver le monde, j’ai eu envie de le connaître. Alors, à 15 ans j’ai pris mon envol, direction le Costa Rica. En un an j’ai respiré les Caraïbes, côtoyé la misère, vu passer des gamines de 12 ans enceintes du deuxième, vécu avec le racisme et les machettes une fois le soleil couché, découvert les villages bananiers et dansé à côté d’un poignardé, écouté le harcèlement de rue et je me suis perdue face à cet homme squelettique qui enfonçait une bouteille d’alcool à 90° dans son gosier malmené.
De cette année passée de l’autre côté de l’Océan, je suis revenue droguée aux voyages et l’âme plus révolutionnaire que jamais.
Installée confortablement sous le soleil cévenole, je n’avais plus de doute : ce que nous montre le 13h de TF1 n’a de vrai que ce petit papi qui collectionne les girouettes en forme de vaches. Car NON, tous les jeunes ne sont pas des délinquants, tous les étrangers ne sont pas des voleurs et tout le monde ne nous veut pas du mal ! Lire la suite