Te quiero pero me voy : carta de una viajera adicta

« Partir es morirse, un poco. Seguir el viaje, quizás sea renacer. »
(Jacques Renaud)

Te quiero pero me voy.

No es la primera vez que te prometo quedarme, trabajar, guardar mi mochila hasta las próximas vacaciones. No es la primera vez que regreso con la promesa de no dejarte, nunca más. No es la primera vez que mis promesas son sinceras. Vanas. A pesar de todo me voy. Una vez más.
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Je t’aime mais je pars : lettre à ceux qui restent

« Partir, c’est mourir un peu. Poursuivre le voyage, c’est peut-être ressusciter. Le vrai voyageur, c’est celui qui jamais ne tente de revenir en arrière. »
(Jacques Renaud)

 

Je t’aime mais je pars.

Ce n’est pas la première fois que je te promets de rester, de travailler, de ranger mon sac à dos jusqu’aux prochaines vacances. Ce n’est pas la première fois que je rentre en te disant que les au revoir, on les laissera pour les films à l’eau de rose. C’est n’est pas la première fois que mes promesses sont sincères. Vaines. Pourtant je pars. Encore une fois. Lire la suite

Auto-stop : témoignage et conseils pour se lancer seule ou acompagnée

« Plus nous entrons dans l’inconnu, plus il nous semble immense et merveilleux. »
(Charles Lindbergh)

Faire du stop. Pour certains il s’agit d’inconscience comme si tous les psychopathes du monde avaient le permis et une voiture. Pour d’autres, c’est de l’égoïsme, de l’opportunisme ou un je ne sais quel « -isme » négatif qui sous-entend que celui qui voyage le pouce en l’air n’a d’autre ambition dans la vie que celle de profiter de la générosité des automobilistes. Pour Elle, pour Lui, pour moi, c’est un voyage, une façon de vivre, de voir et d’arpenter le monde qui nous entoure.

Aujourd’hui je te propose d’arrêter de regarder le monde avec notre porte-feuille pour l’admirer avec nos rêves. Aujourd’hui j’ai envie de te raconter mon stop, celui d’une curieuse, souvent timide parfois bavarde ; le stop d’une baroudeuse qui voyage pour rencontrer, apprendre l’autre, s’apprendre soi-même. Aujourd’hui j’ai envie de prendre le temps de partager avec toi ces quelques heures de voyages, ici et ailleurs, seule ou accompagnée pour te montrer que le stop n’est ni égoïste ni dangereux.

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Comment le volontourisme m’a convaincu de ne pas sauver le monde !

« Sauver le monde », voilà ce que mon cœur répondait en silence lorsqu’on me demandait ce que je voudrais faire quand je serai grande.

Sauver le monde pour le sauver de lui-même, pour enrayer la faim, la soif, la haine et la stupidité. Sauver le monde pour instaurer l’équité, le respect, l’éducation et la paix. Sauver le monde pour vivre mieux, pour avoir bonne conscience, pour me sentir utile.

« Sauver le monde », un programme un tant soit peu ambitieux mais plutôt banal pour une ado française.

Avant de sauver le monde, j’ai eu envie de le connaître. Alors, à 15 ans j’ai pris mon envol, direction le Costa Rica. En un an j’ai respiré les Caraïbes, côtoyé la misère, vu passer des gamines de 12 ans enceintes du deuxième, vécu avec le racisme et les machettes une fois le soleil couché, découvert les villages bananiers et dansé à côté d’un poignardé, écouté le harcèlement de rue et je me suis perdue face à cet homme squelettique qui enfonçait une bouteille d’alcool à 90° dans son gosier malmené.
De cette année passée de l’autre côté de l’Océan, je suis revenue droguée aux voyages et l’âme plus révolutionnaire que jamais.
Installée confortablement sous le soleil cévenole, je n’avais plus de doute : ce que nous montre le 13h de TF1 n’a de vrai que ce petit papi qui collectionne les girouettes en forme de vaches. Car NON, tous les jeunes ne sont pas des délinquants, tous les étrangers ne sont pas des voleurs et tout le monde ne nous veut pas du mal ! Lire la suite

Traversée des Amériques en stop : bilan de 2 ans de voyage

“Rien n’est plus propice qu’un voyage pour sonder tous les aspects merveilleux de l’imprévu. »
(Jean-Raymond Boudou)

 

Il y a presque 2 ans je m’envolais vers le Chili, une fois de plus.
Dans l’avion, entre la panique irraisonnée et mes prières insensées à tous les Dieux présents, oubliés et ceux en devenir, je m’imaginais déjà écrire cet article. Deux ans de voyage, deux ans sur les routes des Amériques, du Sud au Nord, de détours en retours, perdue dans les zig-zags de lignes droites interminables.

J’imaginais cet article comme un bilan, rempli de photos plus exotiques les unes que les autres. Je voyais déjà danser des mots voyageurs pour enivrer mes yeux éblouis par tant de souvenirs : une fête nationale au Chili, l’Antarctique que j’imaginais blanche de touristes, Puerto Williams, la ville la plus australe au monde et Ushuaïa qui lui vole pourtant la vedette. Je voyais des lignes aux couleurs des baleines argentines, le désert le plus aride au monde, le goût d’épinards de cantine de ZEP de la feuille de coca, le Machu Picchu, les nuits de camping sauvage sur les routes d’ailleurs. Je voyais l’eau tourner dans tous les sens en Equateur, je voyais les plages paradisiaques du Belize, les taxis bavards de Managua et mon retour sur ces plages costariciennes qui ont injectées mes veines de bougeotte infatigable. Lire la suite

Décider de ne pas aller au Machu Picchu: un choix responsable 

Comme un rêve oublié au réveil d’une sieste printanière, mes yeux s’embrument de larmes en découvrant les rues de Cuzco. 

Alors que je me dirige vers mon hostel, je ne sais plus où donner de la tête et des sourires: les balcons, les murs incas, les Églises… Tout me paraît beau, attrayant, envoûtant. Ni l’hostel au proprio alcoolique et violent, ni les toilettes qui regorgent de bactéries improbables, ni les dealers de « pasta base » (sorte de crack version « bon de marché »), les odeurs d’excréments (humains?  Canins?) ne feront disparaître les étoiles qui illuminent mes sourires: je suis à Cuzco! Sans vraiment le savoir j’attendais cette rencontre urbaine.  Lire la suite

Bolivie: fin d’un rêve

Ici et là, il est de ces endroits qui vous emportent loin du temps, qui vous invitent tellement loin de la réalité qu’ils vous attrapent quelques jours supplémentaires pour cause de jour férié oublié.

Après une semaine dans le Parc Sajama (voir l’article pratique sur le parc), nous bouclons nos sacs pour (re)découvrir le reste de la Bolivie.

Il y a cinq ans, mes pieds avaient déjà foulé cette terre qui avait fait fondre mon coeur, tourner ma tête et coupé mon souffle dès les premiers symptômes du mal des montagnes.

Accompagnée de deux amis belges, j’avais goûté à un échantillon de Bolivie. Un échantillon de 10 jours, trop court, trop adictif. Les souvenirs flous, j’avais envie d’y retourner, de me perdre dans les rues chaotiques de La Paz, de revoir les ruines du lac Titicaca, de revivre ce trajet intérminable entre la peur des virages et l’album de Stéphanie de Monaco en mode repeat, aller à Coroico.

Alors, cinq ans après ma première dose bolivienne, c’est le sac sur le dos et l’amour plein le coeur que je repars vers ces souvenirs brumeux. Lire la suite