« L’amour en voyages » : recueil de nouvelles gratuit

«Voyager sans rencontrer l’autre, ce n’est pas voyager, c’est se déplacer»
(Alexandra David Neel)

Ah, l’amour. Quel plaisir pour un cœur d’artichaut comme moi d’écrire, d’écouter, de danser et de pleurer l’amour.

Chaque voyage recele son lot de rencontres. Sur le quai d’une gare, perdue dans une forêt ou en auberge de jeunesse, j’échange avec plaisir quelques sourires, des heures d’amitié ou des secondes de romance. Parfois, j’offre même mon cœur. Tant pis si sur mon vol retour je m’aperçois qu’il en manque quelques miettes.

Chaque voyageur recèle son lot d’histoires. Et moi, grande curieuse, j’ai demandé à ces voyageurs inconnus de m’offrir la leur. Lire la suite

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Je t’aime mais je pars : lettre à ceux qui restent

« Partir, c’est mourir un peu. Poursuivre le voyage, c’est peut-être ressusciter. Le vrai voyageur, c’est celui qui jamais ne tente de revenir en arrière. »
(Jacques Renaud)

 

Je t’aime mais je pars.

Ce n’est pas la première fois que je te promets de rester, de travailler, de ranger mon sac à dos jusqu’aux prochaines vacances. Ce n’est pas la première fois que je rentre en te disant que les au revoir, on les laissera pour les films à l’eau de rose. C’est n’est pas la première fois que mes promesses sont sincères. Vaines. Pourtant je pars. Encore une fois. Lire la suite

Traversée des Amériques en stop : bilan de 2 ans de voyage

“Rien n’est plus propice qu’un voyage pour sonder tous les aspects merveilleux de l’imprévu. »
(Jean-Raymond Boudou)

 

Il y a presque 2 ans je m’envolais vers le Chili, une fois de plus.
Dans l’avion, entre la panique irraisonnée et mes prières insensées à tous les Dieux présents, oubliés et ceux en devenir, je m’imaginais déjà écrire cet article. Deux ans de voyage, deux ans sur les routes des Amériques, du Sud au Nord, de détours en retours, perdue dans les zig-zags de lignes droites interminables.

J’imaginais cet article comme un bilan, rempli de photos plus exotiques les unes que les autres. Je voyais déjà danser des mots voyageurs pour enivrer mes yeux éblouis par tant de souvenirs : une fête nationale au Chili, l’Antarctique que j’imaginais blanche de touristes, Puerto Williams, la ville la plus australe au monde et Ushuaïa qui lui vole pourtant la vedette. Je voyais des lignes aux couleurs des baleines argentines, le désert le plus aride au monde, le goût d’épinards de cantine de ZEP de la feuille de coca, le Machu Picchu, les nuits de camping sauvage sur les routes d’ailleurs. Je voyais l’eau tourner dans tous les sens en Equateur, je voyais les plages paradisiaques du Belize, les taxis bavards de Managua et mon retour sur ces plages costariciennes qui ont injectées mes veines de bougeotte infatigable. Lire la suite

Apprendre à dire au revoir: lettre à un « chez moi » chilien

« Qu’il est doux, quand le vent caresse
Ton sein mollement agité,
De voir, sous ma main qui la presse,
Ta vague, qui s’enfle et s’abaisse
Comme le sein de la beauté ! »
(« Adieu à la mer », Lamartine)

L’automne vient d’arriver , apportant avec lui ses matins brumeux, ses midis ensoleillés et ses soirées venteuses. Seule, assise face au Pacifique j’essaie, depuis plus de trois jours, de t’écrire. En vain.
L’automne s’installe et moi, je cherche encore et toujours comment t’écrire mon amour. J’écris, je raye, j’arrache, chiffonne et recommence. Je crie ma page blanche, je pleurs mon silence. Comment moi, amoureuse de l’amour,  la voyageuse qui, en 2017, envoie encore des cartes postales, suis incapable de t’écrire cette lettre ?

Trois jours d’automnes passés entre rage et désespoir. Trois jours à ruminer un texte qui refuse de voir le jour. trois jours à sentir couler en moi ces mots d’amour invisibles.

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Amours de voyage, amours d’une vie

 » L’amour est un voyage aux diverses destinations,
celles du rêve et des illusions confondues. »

(Jo Coeijmans)

Sur le quai de la gare, les gens s’entrechoquent, les sacs se bousculent, l’odeur du pop corn chatouille mes narines et mon coeur, lui, dessine un dernier sourire sur mon visage immobile.

Son bus part. Un dernier au revoir et je cours me réfugier sous la pluie nocturne. Mes larmes se noient dans le Pacifique. Les êtres étranges de la Perotá Chingó se noient dans mes oreilles.

Ce soir il est parti.
Ce soir je suis restée.
Comble de l’ironie pour une voyageuse, n’est-ce pas?! Lire la suite

Marions-moi !

Lorsque l’on décide de s’expatrier il faut penser à tout : aux livres qui garniront notre nouvelle bibliothèque, aux bilans de santé qu’on ne pourra pas se payer dans le pays le plus libéral au monde, aux personnes à qui dire au revoir ou à bientôt, aux kilos de chocolats à apporter de l’autre côté de l’Atlantique et au visa indispensable pour ne pas sombrer dans l’illégalité. Oui, ce fameux document qui décore le passeport déjà bien tamponné, ce petit bout de papier qui change le nom en numéro, ce fameux visa que je n’ai pas eu pendant un an et que je n’ai toujours pas …
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