Présentation de la plume

« On ne fait pas un voyage. Le voyage nous fait et nous défait, il nous invente. »
(David Le Breton)

Voyage d’une Plume c’est …

« Voyages d’une Plume », voyages de mots et de rêves aux quatre coins du globe, aux quatre coins de mon univers que je fais grandir jour après jour.

Les « Voyages d’une Plume » sont ceux d’une rêveuse, curieuse, amoureuse de la lenteur et des rencontres. Ce sont des voyages ancrés dans mes veines, encrés par les sourires croisés en bord de chemins.

Enfant, ado, adulte, j’ai grandi sur les routes, grâce au goudron et aux sentiers boueux. Entre ici et là, j’ai écrit ma vie au rythme des vacances « au pays », des bourses d’études, des stages, des programmes européens et des petits boulots.
Construisant des « chez moi » éternels et éphémères, j’ai décidé de partager avec toi, cette vie de rêves et de décalages horaires.

Le Portugal

J’ai 8 ans. Je passe mes vacances au Portugal, dans ma famille, comme tous les ans depuis ma naissance. À 3h du matin la douce voix de ma mère résonne ; « Céline, réveille-toi, monte dans la voiture, on va au Portugal ».
Le Portugal c’est un seul téléphone dans le village. C’est aller chercher l’eau potable sur la place et laver les draps dans la rivière. C’est une charrette et un âne pour descendre se baigner, la fête du 15 août, le camion du boulanger, celui de l’épicier ou encore celui du boucher qui nous tirent de nos rêvent pour nous vendre les provisions de la semaine. Le Portugal c’est aussi et surtout le « Freixo », l’arbre sous lequel on passe nos soirées, entre villageois. 

✈️ Loin des sentiers battus, mon Portugal s’offre à vous

Le Vietnam

J’ai 10 ans. Je passe un mois au Vietnam, chez mon oncle expatrié pour une grosse boîte française. Pour la première fois, je vois l’opulence des uns côtoyer la misère des autres. Les enfants d’expat‘ vont à l’école française. Les enfants vietnamiens sont des souvenirs de guerre. Sur une planche en bois sous laquelle ont été fixées quatre roues, elle s’aide de ses quatre moignons pour se déplacer et faire la manche. Je n’ai que trop peu de souvenirs de ce voyage qui pourtant m’a marqué à jamais.
Avoir 10 ans et voyager dans deux mondes vietnamiens, c’est se prendre une baffe en plein paradigme. C’est découvrir que le monde des grands est beaucoup plus compliqué que celui de notre maison Playmobil.

Le Costa Rica

J’ai 15 ans. À trop regarder de films hollywoodiens, j’ai envie de savoir si la télé est le reflet de la réalité. Je pars un an en échange interculturel au Costa Rica.
Un matin, j’essaie d’expliquer, dans un espagnol brinquebalant, que je ne me sens pas bien. On me répond : « oui, vous avez la dengue, asseyez-vous on s’occupe de vous ».
Au Costa Rica je découvre un pays, ses dispensaires et ses hôpitaux. J’apprends une langue en immersion totale, j’apprends à vaincre sa timidité et aller vers l’autre. Au Costa Rica je sors le soir accompagnée d’amis et de leurs machettes. Au Costa Rica je suis dans les Caraïbes, je suis au paradis.

Le Burkina Faso

J’ai 17 ans. À trop écouter Jean-Pierre Pernaut, j’ai envie de sauver le monde.
Je pars un mois au Burkina Faso. Je pensais me rendre utile, mais c’est mon expérience de volontouriste qui m’aura été utile. Je reviens de cette entourloupe avec une certitude : non, je ne changerai jamais LE monde. Par contre, je ferai tout pour changer MON monde. 

✈️ Comment le volontourisme m’a convaincu de ne pas sauver le monde !

La Slovaquie

J’ai 18 ans. À trop écouter mes profs d’histoire, j’ai envie de savoir si ce que nous racontent les livres Hachette est le reflet de la réalité. Le bac en poche, je refuse d’écouter mes profs qui me conseillent d’entrer en prépa.
Je pars en Service Volontaire Européen en Slovaquie. À Nitra j’ai deux colocs-volontaires-partenaires de babyfoot. Je vis la nuit et voyage le jour. J’apprends l’anglais malgré mes cours de slovaque.
J’ai 18 ans et je sens que rien ne peut m’arriver, que mes rêves n’ont aucune limite. Je fais confiance aux inconnus, je gagne un concours de pétanque un lendemain de soirée et je prends une dernière bière à l’aube, dans un casino. Et puis, en Slovaquie j’écoute les témoignages de ceux qui ont vécu l’URSS. 

✈️ Souvenirs d’un volontariat européen

Statue d'un mineur, Bratislava, Slovaquie

La République Tchèque

J’ai 20 ans. Je roule pour une première université d’été en République Tchèque. Il y a des Japonais, des Russes, des Espagnols, des Bretons et surtout, une Belge. Il y a de la friture en entrée, de la friture en plat, de la friture en dessert, même dans les restaurants chinois. Pour survivre on se drogue au café. Les rencontres, échanges, partages rythmes nos jours d’étudiants et nos nuits d’insouciants. Je profite de mon séjour pour retourner en Slovaquie avant de rentrer en France, en stop.

Le Portugal, encore et toujours

J’ai 22 ans. Les études vont bon train. Je pars en Erasmus à Lisbonne. J’ai envie d’en savoir un peu plus sur mes origines, regarder l’Océan et comprendre enfin ce qui a poussé les Portugais à vouloir découvrir le monde. J’ai envie de vivre la saudade, danser dans le Bairro Alto, aller à la plage juste pour manger de la glace.
J’ai envie de découvrir une nouvelle culture, sa culture.

✈️ Un printemps à Lisbonne

Azulejos, faience portugaise, Portugal

Le Nicaragua

J’ai 24 ans. Les études ne s’arrêtent pas. Je pars en stage au Nicaragua. C’est enfin l’occasion pour moi de retourner au Costa Rica. Après avoir connu la « Suisse » de l’Amérique Centrale, je vais pouvoir en savoir plus sur son jumeau maudit, sur son voisin pauvre et mal-aimé.
Ici on ne s’arrête pas aux feux rouges pour ne pas prendre le risque de se faire braquer, on prend toujours des taxis « sûrs ». Ici j’organise tellement d’événements culturels que j’y perds ma vie sociale. Ici je célèbre le 14 juillet et comprends que la diplomatie n’est pas chose facile et qu’un ambassadeur peut vite devenir ridicule en s’adressant aux Nicaraguayens en leur disant « Mes chers amis Espagnols ».

✈️ Tous mes articles sur le Nicaragua

Bateau sur le fleuve San Juan, Nicaragua

Le Chili

J’ai 25 ans. Ça y est, c’est ma dernière année d’études, mon dernier stage. L’envie d’océan et d’Amérique du Sud est toujours en moi.
J’atterris au Chili pour 6 mois, mais ne repars que deux ans plus tard. Je décide de me laisser prendre racine. J’essaye de travailler, avoir un visa, rêver, respirer. Alors, je me marie. J’apprends à vivre sous la pluie en écoutant de la cumbia.

✈️ Tous mes récits de voyage sur le Chili
✈️ Tous mes conseils pour voyager au Chili

Cumbia e’tu Madre. Le groupe de cumbia avec lequel j’ai travaillé un bon moment.

Madagascar

J’ai 27 ans. Le cœur en grosses miettes, je quitte le Chili. Je viens de signer un contrat local à Madagascar. J’y rejoins une pote de fac qui se sent seule.
J’y atterris pour un an, mais ne reste que 6 mois. Je découvre la vie d’expat en ne touchant que 50 € par mois. Je marche sur une terre rouge et nage dans une eau turquoise. Je vis dans un paradis infernal.

✈️ Tous mes récits de voyage sur Madagascar

Bateau de pecheur au large de Sambava, SAVA, Madagascar

Les Amériques

J’ai 28 ans. Je rêve d’amours et d’Amériques. Un aller simple en poche, je m’envole pour le Chili. Je rêve de bouts du monde. Je rêve de voyager le pouce en l’air de la Terre de Feu jusqu’à l’Alaska. Je rêve et je voyage, ici et là, pendant deux ans.  

✈️ Traversée des Amériques en stop : bilan de 2 ans de voyage

J’ai 30 ans. Après deux ans de voyages sur les routes sud-américaines, je rentre en France, dans le sud. Je rentre là où les châtaigniers fleurissent et où le soleil brûle ma peau si blanche. Je rentre et je partage avec vous les « grandes lignes » de mes voyages. Je rentre et je rêve de mes futurs voyages, d’un projet professionnel lié aux mots et à l’autre, de rencontres et de découvertes.

J’ai 31 ans. Amoureuse des mots et de l’art, anarchiste convaincue que la culture est libre, je retourne, encore et toujours au Chili. J’y interview quelques street-artistes. Je découvre le monde du graffiti, du hip hop local et de la démocratisation culturelle. La vraie. J’y suis pour rédiger un livre. Mon livre. Alors que l’automne arrive, un virus met le monde sens dessus dessous. Après des jours à osciller entre peurs et doutes, je casse ma tirelire et pars sans dire au revoir. Je rentre en France avec le dernier vol de rapatriement.

La Slovénie

J’ai 31 ans. Depuis quelques années des vis dans les tibias m’offrent le luxe de pouvoir courir pour prendre un train et ne plus rater mon bus. Pourtant, les maladies continuent de s’accumuler, de grignoter ma santé par petites bouchées discrètes. Avant que les présages de mon rhumato mal aimable se transforment en réalité, j’ai décidé de chausser mon sac à dos toujours trop lourd et de traverser un pays à pied. En solo. D’Ouest en Est.

✈️ Tous mes articles sur ma traversée de la Slovénie à pied

Cascade avec vue, Stara Fuzina, Slovénie

France

J’ai 32 ans. Le premier confinement touche à sa fin. Dès l’annonce du Président, je pars à l’aventure. Pour oublier mon départ précipité du Chili et mon livre en pause, je fais es tours et des zigzags aux quatre coins du pays. De Roanne à Brest, je pagaie en duo sur un kayak gonflable. Sur la Côte d’Azur, j’alterne marche et pagaie avec mon petit frère. Dans le Verdon, j’initie une pote à la randonnée itinérante, celle qui fait des cloques et se savoure entre bières locales et pizza du soir.

J’ai 33 ans. La pandémie frappe encore. Les frontières sont fermées ou semi-ouvertes. Plutôt que de partir loin, j’enchaîne les randos en France. Je marche une semaine sur le GR10 avec Chrys et Alex des Wait and Sea, je découvre le sentier cathare et je me perds dans mes montagnes bleues cévenoles.
Avec ma co-pagayeuse, on embarque Leon sur l’île de beauté pour un tour de Corse en kayak gonflable.
Seule, j’enfourche Ernest-Modestine, mon super vélo acheté trois jours avant le départ, pour aller voir une amie à Bruxelles. Partie de Toulouse, j’ai parcouru 2500 km à vélo en France.

Et toi, lecteur, qui es-tu ?
Un voyageur perdu entre ici et là ? Un sédentaire enraciné et curieux d’ailleurs ?
Un amoureux des mots et des sourires à offrir ?
Cher lecteur, j’ai envie de te connaître, alors, dis-moi d’où tu viens !

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14 commentaires sur “Présentation de la plume”

Comme une envie de blog

Comme une envie de blog

Ecrire : drôle d’envie qui alimente mes voyages. Ecrire pour partager mes aventures avec ceux rester aux pays. Ecrire ne jamais vraiment atterrir. Ecrire pour avoir l’impression de partir encore et toujours vers ces endroits que j’ai aimé un soir, le temps d’un petit déjeuner, deux ans, un mois.