Lisbonne, Lisboa, Lisabon

Le printemps vient d’arriver apportant avec lui des nombreuses journées à la plages, des oiseaux qui chantent, des pavés qui brillent et des klaxons qui klaxonnes.

Le printemps à Lisbonne

A Lisbonne le printemps ce sont des chinois qui subissent au quotidien les insultes racistes des leurs clients Angolais, Brésiliens, Portugais, un premier ministre qui démissionne, des grèves de métro le mardi de 6h30 à 11h00.
Et puis, c’est le retour des barbecues sur le toit, des pavés qui glissent, des fraises, des jupes, des énervés qui s’énervent et des séances bronzeto-lectures les pieds dans l’eau avant de faire un saut au « marché de la voleuse » (les célèbres puces de Lisbonne). Au lieu d’aller en cours on profite du printemps à Lisbonne pour faire un aller-retour à Cascais et déguster une glace de chez Santini, les meilleures du pays !

Avant que le soleil ne fonde sur Lisbonne, on profite du printemps pour danser encore et toujours dans les rues du Bairro Alto et pour aller faire un tour au Cabo da Roca, le point le plus occidental du continent européen, là où se finit la Terre et où commence les rêves d’ailleurs.
On retourne une fois de plus à Sintra pour laisser les couleurs du château nous éblouir de rêves endormis, on s’installe sur l’une des terrasses des cafés de la fac car, quoi qu’on en dise, les pasteis de nata de l’Université de Lisbonne sont bien meilleurs que ceux de Belén.
Au coucher du soleil on divague de miradouro en miradouro : Graça, Santa Luzia, Santa Catarina… Ici et là les bières s’ouvrent, les lupins (tramousses) glissent entre les dents. Ici et là la ville s’étend sous nos yeux ébahis par tant de beauté, tant de simplicité, tant de possibilités.

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Au printemps, Lisbonne renaît d’hiver toujours trop pluvieux, d’un hiver sans chauffage, d’un hiver qui transforment les pavés de marbre en patinoires pentues.
Au printemps, je suis Lisbonne. Je renais d’un hiver trop nuageux. Je reprends mes clics, mes clacs et es sourires et je marche sans autre but que celui de m’imprégner de cette ville lumière.

Street art, Os Gemeos, Lisbonne, Portugal

La découverte de Madère

Le printemps, pour une étudiante en Erasmus à Lisbonne ce sont aussi les partiels. Même si ces dates fatidiques approchent à grand pas pourtant, depuis mon petit séjour à Madère (île portugaise au large des côtes africaines) le temps semble s’être ralenti au point d’aller trop vite pour que je réalise que mon Erasmus se fini dans deux mois et que je vais enfin finir cette licence !

Madère a été comme une pause. Partis sur un coup de tête pour assister au carnaval, on a découvert les plages de sable noir, celles de sable blanc (sable made in Sahara marocain et transporté jusque sur l’île, s’il vous plaît. Vous l’aurez compris, pour l’écologie, on repassera) et on prié les dieux des autos pour que notre petite citadine gravisse les cols et montagnes de l’île.
A Madère on a bravé la brume et le vent, on a bronzé sans le vouloir, on est resté gaga devant un paon albinos et son copain coloré, on a mangé des fruits exotiques et on a regardé les oiseaux du paradis pousser.
A Madère on aurait aimé faire plus de randos mais entre les incendies, les inondations et les éboulements, de nombreux sentiers étaient fermés. Tant pis, on reviendra.

Des vacances à Santa Barbara

Le printemps à Lisbonne c’est aussi profiter des vacances pour aller découvrir l’Algarve, cette région du bout du monde pour tous ceux du Nord. En Algarve, le printemps, c’est écouter ces expatriés British qui tiennent des commerces sans pour autant parler la langue locale. Est-ce qu’à Santa Barbara les nouveaux habitants ne parlent pas portugais par choix, par facilité ou simplement parce que j’y suis passée que quelques jours après leurs premiers cours de langue ?
Mes questions resteront sans réponse, on m’appelle pour aller à la plage …

A Madère, à Lisbonne ou en Algarve, au printemps je laisse mes rêves filer aux quatre coins de ce pays qui est mien. Sans sortir des sentiers battus par des curieux du monde entier, je me perds, je découvre, je rencontre, je danse et je bois à la santé de ce pays où la saudade est reine, où le Tage est une promesse d’ailleurs, où le sourire appartient à ceux qui savent aimer (pour lire mon article sur « mon » Portugal : c’est ici).

Et toi lecteur, as-tu déjà été à Lisbonne ? Qu’as-tu pensé de la ville ?

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2 commentaires sur “Lisbonne, Lisboa, Lisabon”