Si 2019 était un bilan : retour sur une année d’escapades franco-européennes

Bilan de voyages

Escapades françaises

Si 2019 était un bilan, je mettrais quelques mots sur mes escapades cévenoles, mes rencontres avec les sentiers de randonnée du Sud, les montagnes bleues qui entourent mon chez moi français et ces défis mère-fille en chaussure de rando. A toi, lecteur, à toi, lectrice, je te raconterais sûrement chacune de mes sorties françaises : les Gorges du Tarn à pied et en canoë, les retrouvailles lilloises, les crêpes bretonnes, le nomadisme marseillais, la fraternité niçoise, d’amitié cantalienne et le street art parisien.

En fait, j’écrirais quelques mots sur mon été en France et je n’hésiterais pas à te dire à quel point l’hexagone est beau. Peut-être qu’en lisant mes articles tu aurais toi aussi envie de découvrir ces régions parfois oubliées, méconnues ou sur-consommées par le tourisme de masse.

Plutôt que d’essayer de te convaincre de découvrir ce pays de l’Ouest, je plongerais dans mes souvenirs pour te raconter ces retrouvailles avec une amie que je n’avais pas vu depuis plusieurs années, de ma découverte de Brioude grâce à un concours organisé par Le Clos des Campanules et Julie de La Boucle Voyageuse, d’une averse cévenole partagée avec tout un tas de blogueurs que j’admire, des sourires d’un bout de chou au nom de reine et d’un retour à Saint-Nazaire. J’en profiterais pour parler pendant des heures du bonheur qui bat dans mon cœur lorsque les sourires me prouvent, encore et toujours, que malgré le temps, la distance et le silence, certaines amitiés sont éternelles.

Puy Mary, Cantal, France

Vacances italiennes

Je sourirais en repensant à ces vacances italiennes. Avec Elle nous avons roulé jusque dans les Dolomites. Puis, au cœur de ces montagnes tant de fois rêvées nous avons suivi les traces des sentiers enneigés. Je n’en ai pas parlé sur le blog et je ne pense pas le faire. Parfois j’ai envie de garder pour moi certains voyages à l’amour inconditionnel. J’espère que tu comprendras.

Malgré mon silence je t’écrirais la générosité de notre hôte, les zigzags infinis des routes esseulées, la folie des touristes de passage pour se prendre en photo au lac de Braies, notre panne de voiture et notre découverte improvisée de la région de Bolsano.

Lago di Carezza, Dolomites, Italie

Traversée slovène

Peut-être qu’avant de te mentionner les Dolomites je t’aurais raconté cet horrible rendez-vous chez un rhumato qui m’a annoncé la fin prochaine de ma posture verticale. Je t’aurais raconté la naissance de ma peur. Peur qu’il dise vrai, peur des opérations chirurgicales, peur de ne plus pouvoir marcher. Je te dirais que c’est cette peur qui m’a poussé sur les chemins de Slovénie que c’est elle qui a créé mon envie de traverser un pays à pied et en solo.

Si parfois la peur nous empêche d’avancer, moi, elle m’a permis de faire un bond en avant. Grâce à elle j’ai découvert ma capacité à mettre un pied devant l’autre jusqu’à ce que la nuit enveloppe ma fatigue, jusqu’à ce que la pluie dessine des sourires endormis, jusqu’à ce que le rêve devienne réalité. Puis de la Slovénie je te mentionnerais cette rencontre bretonne qui m’a fait faire quelques détours ensoleillés, une visite entre blogueurs, la générosité des Slovènes et la beauté de Ljubljana. Je te conseillerais d’aller dès maintenant dans ce pays où l’eau est turquoise, les forêts chantent avec les oiseaux et les lacs disparaissent en été. Et surtout, je n’oublierais pas de te remercier de m’avoir suivi dans cette aventure : à chaque nouvelle galère tu étais là pour m’envoyer un message, commenter un article ou me féliciter. Chaque lundi tu étais là pour lire le résumé de mon aventure slovène et me soutenir dans ce défi foufou. Alors, que 2019 soit un bilan ou non, je te dis merci !

Lac de Bled, Slovénie

Aller-retours portugais

Dans mon bilan de l’année 2019 je te mentionnerais Son hospitalisation et mes aller-retours entre le Portugal et ailleurs. Penaude, je t’avouerais que j’ai essayé de rejoindre l’Atlantique depuis la frontière luso-espagnole mais que ma peur m’a fait faire demi-tour. Battant dans mon cœur traumatisé par les incendies de mon enfance, elle m’a poussé à rebrousser chemin. Jour après jour, sur les sentiers asséchés, la peur a grandi au point de m’arrêter. Si la déception m’a poursuivit sur le trajet retour je ne regrette en rien cette décision. Plutôt que d’avancer dans une crainte constante de voir la nature s’envoler en fumée, j’ai préféré choisir la tranquillité d’un retour prématuré.
Peut-être pour me rassurer, peut-être parce que je suis têtue ou alors parce que j’y crois vraiment, j’écrirais noir sur blanc qu’un jour, lorsque mes cauchemars se seront évaporés dans la sérénité d’une paix retrouvée je marcherai de nouveau sur les traces des chemins portugais.

Pour ne pas rester sur une impression négative de mon Portugal chéri, je te raconterais la solitude des paysages arides, la beauté de ma région oubliée des touristes et cet arbre, cœur et poumon des villages ensoleillés.

Rio Côa, Portugal

Randonnée franco-espagnole

Je te parlerais aussi sûrement de mon passage express en Catalogne après avoir marché de Collioure à Cadaqués en solo. Et oui, encore une fois c’est seule que j’ai arpenté les chemins de randonnées d’ici et là. Cette solitude qui parfois fait peur est devenue ma meilleure compagne de voyage. Ensemble je prends le temps d’avancer à mon rythme, de m’arrêter là où le sommeil tombe et de manger lorsque la faim chante dans mon ventre. Après avoir voyagé en couple sur les routes d’Amérique du Sud, reprendre goût au voyage solo m’a permis de marcher plus loin et plus longtemps. Seule j’ai compris que malgré mes problèmes de santé mes rêves n’étaient qu’à quelques centaines de kilomètres de ma réalité terrestre.

Des Pyrénées Orientales à l’Espagne j’ai plongé dans une mer chaude, j’ai sué jusqu’au sommet de petites montagnes et j’ai pleuré en descendant un pierrier. Dans mon bilan 2019 je sourirais une fois de plus à mon manque d’organisation insouciance qui m’a fait traversé la frontière sans passeport ni carte d’identité.

Collioure, Pyrénées Orientales, France

Bilan du blog

Remerciements explicites

Peut-être que dans mon bilan 2019 je te remercierais encore une fois de lire mes quelques mots vagabonds. Je ferais même un petit Top 3 des articles les plus lus cette année :

Amoureuse de l’amour, passionnée du désamour et cœur d’artichaut ambulant, ce top 3 m’offre un sourire reconnaissant. Toi aussi, lectrice, lecteur, tu aimes l’amour d’une passion voyageuse ?

Je t’avouerais aussi que depuis mon retour au Chili je passe de moins en moins de temps sur les réseaux sociaux. Tu l’auras peut-être remarqué si tu me suis sur Instagram, Facebook ou Twitter. Si je publie peu ce n’est pas que je n’ai plus envie de partager mes voyages avec toi mais tout simplement parce que je ne prends plus le temps de me connecter. Le fait de ne pas avoir d’accès permanent à la 4G sur mon smartphone y est pour beaucoup. Est-ce un bien ou un mal, je ne sais pas. Je sais seulement que lorsque tu prends le temps de commenter une publication ou m’envoyer un message alors qu’on ne s’est jamais vu, mon cœur bat d’une joie bien réelle.

Street Art, Paris, France

Profession écrite

Peut-être te parlerais-je aussi de mon activité professionnelle. Depuis environ un an je me suis lancée dans la rédaction web. Je rédige des articles pour des professionnels du voyage et du tourisme. Depuis mon bout du monde je mets des mots sur des destinations, des hébergements et des rêves vagabonds. D’ailleurs, je suis toujours à la recherche de clients alors, si tu connais quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a besoin d’une rédactrice web, tu pourrais peut-être lui parler de ma plume ?

Fin d’un bilan

Enfin, si 2019 était un bilan je te conseillerai de lire mon prochain article. J’y parlerai des couleurs de Valparaiso et surtout d’un projet complètement zinzin qui m’a convaincu de revenir une fois de plus en terres chiliennes.
Dans cet article et en story à la une de mon compte Instragram j’ai fait de 2019 un bilan. Bilan de voyages, bilan de blog et bilan de ces mots que j’aime tant partager avec toi.

Pour 2020 les projets de voyages sont encore flous. Je verrai au jour le jour où le vent me porte. Aujourd’hui je t’écris de Puerto Montt, mon chez moi chilien. Combien de temps resterai-je au Nord du bout du monde ? Seule la suite de mes écris ici et là le sait !

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

6 commentaires sur “Si 2019 était un bilan : retour sur une année d’escapades franco-européennes”