FAQ – La Loire en canoë-kayak

Tu as envie de descendre la Loire en canoë ? C'est ton premier voyage en canoë-kayak et ton cerveau se pose une question à la minute ? Tu te demandes par où commencer les préparatifs ? Dans cet article je te propose quelques conseils utiles pour un voyage en canoë-kayak réussi. Tu y trouveras des infos et liens utiles pour ne rien oublier !
Pour des informations spécifiques sur la Loire en canoë-kayak, j'ai créé cette carte.
Je t'invite à lire mon récit pour voyager avant ton premier coup de pagaie.

Liberté. Voilà le mot que je choisirais si on me demandait de définir ma traversée de la France en canoë-kayak en duo.

La liberté d’avancer à mon rythme, de me laver ici ou là, de dormir quand le sommeil frappe aux paupières et de manger quand la faim fait chanter la gourmandise.
La liberté de voyager sans peur ni contrainte, de prendre le temps de faire une pause et de rire aux éclats sous un orage.
La liberté de boire un thé à midi et de fermer la tente à 20 h.
La liberté de profiter d’être libre, ici et maintenant.

Après avoir découvert le récit de mon voyage en canoë, vous avez été nombreux à me poser des questions. J’ai essayé de les compiler pour faire une FAQ pleine de conseils. Si tu ne trouves pas les réponses à tes questions dans cet article, laisse un commentaire. J’essaierai d’y répondre pour que ton aventure se passe aussi bien que la mienne !

Pour lire les réponses, clique sur les questions qui t’intéressent.

Question de temps

Difficile de savoir combien de temps va durer un voyage lorsqu’il s’agit d’une première fois.
Sur les bords de Loire, lorsqu’on nous demandait notre destination, je répondais, sourire aux lèvres, « Brest ». Toute l’assurance que je dégageais à ce moment-là cachait des tonnes de questions : est-ce que nos corps allaient pouvoir pagayer plus de 1000 km ? Est-ce que nous allions nous lasser de tant de liberté ? Est-ce que la pluie allait enfin s’arrêter ou allions-nous tomber malade en plein voyage ?

Les jours sont passés, les kilomètres se sont cumulés et sans même nous en rendre compte nous étions à Nantes. Nous pensions mettre au moins un mois pour descendre la Loire de Roanne à Nantes. Nous avons été plus rapide que prévue.

Sur le papier, le mois de juin, est le meilleur mois pour descendre la Loire en canoë-kayak : il y a suffisamment d'eau pour passer la plupart des bancs de sable, le soleil commence à pointer le bout de son nez, les oisillons apprennent à pêcher et les touristes ne sont pas encore là. Cependant, il ne faut pas oublier que le dicton dit "Juin, de trois habits n'en garde qu'un (si possible le k-way)". Parce que oui, en juin il peut pleuvoir. Beaucoup. Voire tous les jours. A partir de juillet et jusqu'aux pluies d'automne, le niveau de la Loire baisse de façon considérable. La pratique du canoë-kayak devient plus compliquée et désagréable (à moins que ta passion soit de marcher les pieds dans l'eau, à côté du canoë-kayak)
La Loire est le plus long fleuve de France. Il traverse le pays sur 1012 km. Pour savoir de combien de temps tu auras besoin pour la descendre, il faut prendre en compte :
  • tes points de départ et d'arrivée ;
  • le niveau d'eau (et donc la présence de bancs de sable) ;
  • tes envies de visite ;
  • ton niveau sportif.
La vitesse moyenne d'un canoë de rivière est de 5-6 km/h. Pour descendre la Loire en entier il faut compter entre 30 et 50 jours environ. Avec ma co-voyageuse, nous avons descendu la Loire de Roanne à Nantes en plus ou moins 3 semaines. Nous avons pris notre temps pour visiter les villes qui nous faisaient de l’œil (malgré la pluie) et nous avons eu la chance d'avoir beaucoup de courant (grâce à la pluie).
Si tu as suivi ma traversée de la France en canoë, tu sauras que la pluie m'a accompagné d'un bout à l'autre de la Loire. Alors, peut-on faire du canoë-kayak par mauvais temps ? Oui (et heureusement sinon j'aurais passé un mois à camper sur une île isolée). En cas de pluie, sors ton k-way, mets un haut en néoprène et profite de la magie de l'instant. Les gouttes qui tombent et rebondissent sur le fleuve offrent souvent un spectacle enivrant. Si les nuages s'assombrissent et que la foudre risque de tomber, ne prends pas de risque inutile : reporte ta sortie ou abrite-toi ! Sors de l'eau, éloigne-toi des arbres et explose de rire lorsque la pluie se transforme en grêle et que tu n'as aucune chanson de karaoke à chanter. Pour plus d'informations tu peux aussi lire les conseils de cet article.
L'orage au loin. La Loire en canoë

Point logistique

Un tour chez Décathlon fin mai pour acheter Léon, une commande de pagaies à Nice pour le 28 mai et un départ le 04 juin. Comme d’habitude, ce voyage s’est organisé à la dernière minute. Je ne suis pas experte de l’organisation de voyage. J’aime partir sans ne rien savoir de ma destination et me laisser porter par le hasard des rencontres. Si je pars à l’étranger, je regarde rapidement les conditions d’entrée sur le territoire (bon, je l’avoue, je ne fais pas attention à TOUS les détails. C’est peut-être pour ça que je suis arrivée au Nicaragua sans un kopec dans a poche pour payer la taxe d’entrée) et les vaccins et hop, en route pour l’aventure !

Heureusement, ma co-aventurière a eu le temps de tourner en rond pendant le confinement. Enfermée dans un 20 m², elle a pris le temps de se renseigner quand au matériel nécessaire, aux passages difficiles et aux étapes importantes du voyage.

Pour la partie technique de la Loire, le livre « La Loire vue du fleuve » de Jean-François Souchard est une mine d’or : cartes, présentation des villes, coordonnées des campings et plein de conseils utiles. Malheureusement pour nous, nous l’avons reçu une fois sur l’eau.
Pour la logistique, tu trouveras quelques conseils dans les réponses ci-dessous.

Adepte du voyage minimaliste, je ne peux que te conseiller de prendre le strict minimum. Voici une liste non exhaustive de ce dont tu auras besoin pour descendre la Loire en canoë-kayak en duo :
  • 1 canoë-kayak (on avait le Itiwit X100 de Décathlon et pour un premier voyage c'est pas mal du tout) ;
  • 2 pagaies (certains recommandent d'avoir une pagaie de secours. A toi de voir) ;
  • 2 gilets de sauvetage / aide à la flottabilité ;
  • 1 kit de réparation (fournie avec le canoë-kayak Itiwit) ;
  • 1 pompe ;
  • 1 écope ;
  • 1 sac étanche de 60 L pour y ranger 2 sacs de couchage, 2 matelas gonflables, les vêtements ;
  • 2 sac étanches de 10 L pour y ranger le matériel électronique et le pique-nique ;
  • 1 tente deux places ;
  • 1 petit sac pour la nourriture, le réchaud, la bouteille de gaz et la popote ;
  • au moins 2 gourdes dont 1 filtrante ;
  • du savon biodégradable (pour laver le linge, la vaisselle, le corps et les cheveux) ;
  • quelques sacs poubelles pour emporter ses déchets et ne rien laisser derrière soi ;
  • si tu voyages en solo : un chariot pour tracter ton canoë-kayak lorsqu'il faut le sortir de l'eau.
Tu trouveras facilement de quoi te ravitailler tout le long de la Loire. De Roanne à Nantes, tu traverseras de nombreux villages et villes. Tu pourras y boire un café, acheter du pain aux graines et même des cartes postales. Le temps du ravitaillement, il te faudra laisser ton canoë-kayak en sécurité. Regarde la question "Où laisser son canoë-kayak quand on va se balader ?" pour savoir comment j'ai fait.
Comme tu peux t'en douter, il n'y a pas de ramassage poubelle sur la Loire. Je te conseille de prévoir de petits sacs poubelles pour tes déchets. Tu pourras les jeter lors d'une pause café, d'un apéro ou d'une visite de château le long du fleuve. Les excréments font partie de nos déchets. Dans la nature, le mieux est de creuser un trou puis de le camoufler une fois que tu as fini. Pour éviter tout risque d'incendie, je ne conseille pas de brûler le papier toilette. Par contre, tu peux l'emporter dans ton sac poubelle ou au pire, l'enterrer. Que tes déchets soient biodégradables ou non, ne les laisse pas dans la nature. Les chevreuils n'apprécient pas forcément les peaux de banane, les martins pêcheurs sont au régime "sans gluten" et les ragondin détestent les lingettes !
Difficile de répondre à cette question. Chaque voyage aura un coût différent. Tout dépend de ta façon de voyager. Pour des vacances au coût réduit tu peux bivouaquer, manger de la semoule-lentilles corail tous les jours, ne faire une pause café qu'une fois par semaine et te laver dans la Loire. Tu peux aussi dormir en camping (entre 11 et 30 € environ pour 2), manger au restaurant une fois par jour et visiter tous les châteaux de la Loire (10-15 € l'entrée par adulte).

Gestion de vie quotidienne

Ce que je préfère dans les voyages itinérants ? Me réveiller sans savoir où je vais dormir le soir. Changer de décor à chaque fois que j’ouvre ma tente, ralentir le rythme à la recherche du spot idéal et appeler un bout de tissu « ma maison ».
Se laver dans les cours d’eau, manger quand il fait faim et écouter son corps font partie des plus beaux souvenirs de ce voyage.

J’espère que toi aussi tu oseras sauter le pas et (re)découvrir les petits plaisirs de l’itinérance.

En France le bivouac est autorisé quasiment partout, sauf là où il est explicitement interdit. En bord de Loire tu trouveras de nombreuses plages et prairies sur lesquels planter ta tente. Comme toujours, il faut respecter des règles simples :
  • ne laisser aucune trace (que ce soit biodégradable ou non, on ne laisse ni papier hygiénique, ni peaux de banane) ;
  • préférer un espace en hauteur en cas de crue (le mieux est de vérifier les alertes sur le site Vigicrue) ;
  • respecter les propriétés privées.
Certaines aires de camping-cars permettent de planter la tente. Hors saison, c'est notamment le cas de celle de Saint-Dyé-sur-Loire. Attention, certaines plages te feront sûrement de l’œil : des étendues planes, quelques zones ombragées, un accès facile et même quelques oiseaux à observer. Oui, mais non ! De nombreuses colonies de sternes peuplent les îles de la Loire. Qu'il y ait ou non un panneau interdisant l'accès aux îles, n'y vas pas si tu vois que les sternes sont arrivées avant toi ! Pour t'aider dans l'installation des bivouacs, voici deux articles complets :
  • celui de Les others sur strong>la réglementation française ;
  • celui de Novo Monde avec des conseils pratiques.
Pour plus de confort (et une douche chaude), tu trouveras de nombreux campings. Certains sont situés directement en bord de Loire (notamment celui de Nevers et de la Charité-sur-Loire). Pour les trouver, je te conseille de regarder sur les apps telles que GoogleMaps ou Maps.me. Les tarifs varient en fonction du camping. les municipaux proposent souvent des emplacements pour 2 personnes (sans électricité) à partir de 11-12 €. Dans les privés la nuitée peut monter jusqu'à 30 € la nuit pour deux.
Pas toujours évident de rester propre en voyage. Surtout quand on bivouaque ! Ce qu'il y a de bien quand on voyage en canoë-kayak, c'est qu'on a de l'eau. Si tu veux te laver dans la Loire, n'oublie pas que le fleuve est dangereux. Fais bien attention où tu mets les pieds et ne te laisse pas porter par le courant. Dans ce fleuve sauvage, vivent des milliers d'espèces animales. Pour limiter au maximum ton impact sur l'environnement, n'utilise que des produits bio et biodégradables. Pour des raisons écologiques, je déconseille les lingettes jetables, polluantes et non recyclables. Si tu décides d'en utiliser, n'oublie pas de les ramasser et de les jeter dans une poubelle.

Les formalités

Chercher sur un minitel.
Imprimer.
Signer.
Scanner.
Faxer.
Recommencer parce que les végétariennes de 160 cm avec des taches de rousseur sur les bras doivent remplir le formulaire 15478-bis jaune et non le 15478-ter bleu. Tout ça, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé.
C’est d’ailleurs pour ça que niveau visa je joue régulièrement avec les vides juridiques.

Heureusement, pour traverser la France en canoë-kayak tout a été beaucoup plus simple. Pas besoin de minitel, de fax ni même de signature à la plume de paon albinos !

La Loire est considérée comme navigable à partir de Bouchemaine, là où le Maine la rejoint. En canoë-kayak tu peux parcourir la Loire depuis sa source à Mont-Gerbier-de-Jonc jusqu'à Saint-Nazaire. Avec ma super co-aventurière, nous avons préféré partir de Roanne et aller jusqu'à Nantes. Pourquoi ? Parce qu'avant Roanne il y a plusieurs barrages hydrauliques. Il faut donc sortir le canoë-kayak à chaque fois. S'agissant de notre première expérience, nous n'avons pas voulu prendre de risque (niveau sécurité, démotivation et sportif). Si tu veux aller jusqu'à Saint-Nazaire, n'oublie pas que les marées se font sentir à partir d'Ancenis. Pour avancer sans te prendre trop de vagues en pleine face, jette un coup d’œil aux horaires des marées. Entre Nantes et Saint-Nazaire tu devras partager le fleuve avec d'autres embarcations. Même si ton canoë-kayak est jaune fluo, tu n'as pas la priorité. Pour en savoir plus sur les règles de priorité, tu peux regarder cet article.
En France, il ne faut ni titre de navigation ni permis pour se balader en canoë-kayak. On peut donc naviguer sur tous les cours d'eau sauf si un affichage clair l'interdit (notamment par décret préfectoral). Les cours d'eau sont classés en fonction de leur difficulté (de I à VI). Avant de partir à l'aventure, il est important de se renseigner sur la rivière que tu vas descendre. Sur son site, Décathlon rappelle que si ton canoë-kayak est de taille inférieure à 3,50 m, tu dois rester en permanence à 300 mètres maximum d'un abri (endroit de la côte ou navire où tu pourras te mettre en sécurité et d'où tu pourras repartir sans assistance). Le gilet de sauvetage ou d'aide à la flottabilité n'est pas obligatoire. Par contre, il est recommandé pour faciliter la remontée dans le canoë en cas de chute.
Quand on voyage à deux on peut se diviser : pendant que l'une va faire les courses, l'autre attend près du canoë. Lorsque les deux veulent visiter une ville, vous pouvez laisser votre canoë-kayak en bord de Loire. Le plus simple est de l'amarrer à un arbre à quelques centaines de mètres de la ville. Fais attention aux marée (à partir d'Ancenis) et à ce qu'il ne dérange aucune autre embarcation. Pour plus de sécurité, tu peux garder ta pagaie avec toi. Le risque zéro n'existe pas. En bord de Loire comme ailleurs, des voleurs peuvent rôder. Pense à prendre tes objets de valeur avec toi. Pour plus de tranquillité, tu peux demander aux bases nautiques d'y laisser ton canoë-kayak quelques heures. Rien ne les oblige à accepter mais, qui ne tente rien n'a rien !
Coucher de soleil sur la Loire. la Loire en canoë

Le plus important : la sécurité

Je fais ma maline à crier haut et fort que je n’aime ni la paperasse ni la logistique en voyage mais, s’il y a une chose pour laquelle je prends le temps de faire des rechercher, prendre des notes et fouiller les 30 premières pages de Google, c’est la sécurité.

Au Chili, j’ai téléchargé TOUTES les cartes des zones de sécurité en cas de tsunami et j’ai passé des nuits à lire les consignes de sécurité en cas d’éruption volcanique. Avant de partir à pied et en solo en Slovénie j’ai appris à reconnaître les nuages. Au Portugal, c’est le manque de sécurité (et ma peur des incendies) qui m’a fait abandonner ma randonnée dans la Vale du Côa.

Dans cette FAQ je ne donne que quelques pistes pour t’aider dans la préparation de ton voyage. Avant de partir, je te conseille de fouiner sur les sites spécialisés en canoë-kayak (notamment Canoë-Kayak sur les rivières françaises). Tu y découvriras les gestes à connaître en cas de difficulté, les bons et mauvais réflexes et quelques précieux conseils.

La Loire est réputée dangereuse. La baignade y est d'ailleurs interdite. Si tu pars en canoë-kayak sur le fleuve, je te conseille fortement de porter un gilet d'aide à la flottabilité. Pourquoi la Loire est considérée comme dangereuse ?
  • Le débit de la Loire peut varier très rapidement par endroit (pour vérifier les alertes de crues, le site Vigicrue est top).
  • Les fonds du fleuve peuvent varier de quelques centimètres à quelques mètres créant ainsi des trous d’eau.
  • La Loire charrie beaucoup de sable. Des grèves se forment et le sable n'y est pas compact. On peut donc s'y enfoncer.
  • La qualité de l’eau n’est pas contrôlée et les risques bactériologiques sont réels.
  • L'eau s'infiltre dans le sous sol et une rivière souterraine se crée.
En canoë-kayak d'autres risques sont à prendre en compte :
  • Des débris peuvent se retrouver coincer sous les piles de pont. Avant de passer sous un pont il est conseillé de faire un repérage.
  • A La Charité sur Loire, il faut passer sous la 3e arche du pont de pierre ou préférer le portage.
  • A Diou, passage risqué (rochers et courant) à environ 2 km du centre. Le mieux est de faire un repérage avant de passer.
  • A Blois, faire attention aux piles de ponts.
  • Plusieurs centrales nucléaires sont situées aux abords de la Loire. Regarde ma section spéciale pour savoir comment les passer sans danger.
Sur la Loire, tu passeras à proximité de 4 centrales nucléaires :
  • la centrale de Belleville ;
  • la centrale de Dampierre ;
  • la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux ;
  • la centrale de Chinon.
Pour les trois premières, des panneaux d'indication te diront où et quand sortir de l'eau. Pour ta sécurité, il est INDISPENSABLE de respecter ces consignes. A Dampierre, une glissière permet, lorsque le niveau d'eau est suffisant, de passer le barrage sans avoir à sortir de l'eau. Avant de l'emprunter, vérifie qu'il n'y a aucun risque. Aux abords de la centrale de Chinon, il n'y a pas de barrage. Tu peux donc continuer la navigation tranquillement.
Je n'ai testé que deux sortes de canoë-kayak dans ma vie : ceux de location, en plastique rigide et vraiment pas confortable et le gonflable de chez Décathlon. En 3 semaines de voyage sur la Loire, nous n'avons eu aucun problème avec le canoë-kayak gonflable. Très stable et confortable, il a survécu aux bancs de sables, aux branches d'arbres, à la pluie et à ma façon non délicate de me jeter dedans m'asseoir. Selon la marque de ton canoë-kayak, pense à suivre les consignes d'utilisation et d'entretien. Le nettoyer régulièrement est indispensable pour enlever les petits cailloux et ainsi éviter les trous.
Le canoë-kayak n'est pas considérée comme étant une activité dangereuse. Néanmoins, le risque zéro n'existe nulle part. Sur la Loire, comme ailleurs, ne prends pas de risque inutile. Si tu n'es pas sûre de pouvoir passer à tel ou tel endroit, arrête-toi, descends et vérifie. Avant de mettre les pieds dans l'eau, teste la profondeur avec ta pagaie et ne plonge pas la tête la première ! En somme, fais preuve de bon sens. Si tu as un doute avant le départ, fais quelques recherches sur Internet et compare tes sources.
Arthrose, asthme, hyperlordose, scoliose, opération du genou qui n'a pas vraiment marché, intolérance au lactose, allergies ... la liste de mes maladies et problèmes physiques est un véritable catalogue des trucs enquiquinants qui n'arrivent pas qu'aux vieux. Je n'ai jamais fait d'EPS et j'ai du attendre mes 25 ans pour me faire opérer des genoux. Avant ça, je faisais des randonnées assise sur les fesses (pas pratique pour avancer mais efficace contre les chutes). Alors, est-ce que j'ai l'âme d'une sportive ? Autant qu'un chat en pleine digestion quand il fait 35 °C à l'ombre. Pourtant, j'ai traversé la France en canoë-kayak. Faire du canoë-kayak demande un effort physique. On passe la journée assise à enfoncer une pagaie dans l'eau pour avancer. Mais, ce qu'il y a de bien avec le canoë-kayak, c'est que tu choisis ton rythme. Si tu ne veux/peux faire que 10 km par jour, c'est bien. Si tu veux pagayer sur plus de 60 km, c'est bien aussi. Tu es libre d'avancer à ta vitesse, de t'arrêter quand tu veux et de repartir après une sieste si tu en as besoin. Sans être sportive on peut réaliser des rêves. Alors, si le tien est de partir sur les eaux de France, pourquoi ne pas le faire ?
Les principales erreurs commises par les débutants sont, je pense :
  • de ne pas s'échauffer les mains et les bras avant de pagayer ni de s'étirer le corps le soir ;
  • ne pas sortir du canoë-kayak pour vérifier un passage dangereux ;
  • ne pas vérifier régulièrement le site de Vigicrue (s'il pleut sur le Puy en Velay tu peux avoir une crue à la Charité sur Loire, Oudon et même plus loin) ;
  • ne pas écouter son corps (si les premiers jours tu ne pagaies qu'une dizaine de kilomètres, ce n'est pas grave ! Qui veut aller loin ménage sa monture !) ;
  • laisser des traces de son passage sur un lieu de bivouac.

Si tu as d’autres questions sur la descente de la Loire en canoë-kayak, laisse un commentaire ! L’article sur le canal de Nantes à Brest (liste des écluses notamment) arrive bientôt. Suis-moi sur les réseaux sociaux pour être sûre ne pas le rater !

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