Concert privé et coucher de soleil: rencontre avec Jona Maidana 

« La musique exprime ce qui ne peut être dit
et sur quoi il est impossible de rester silencieux. »
(Victor Hugo)

Dans mes yeux, le vent de la cordillère, dans mon coeur, ce musicien argentin qui chante pour lui, pour Elles, pour elle, pour ces secondes de bonheur que je lui dérobe en échange d’un sourire silencieux.
Cette après-midi, j’avais envie de prendre l’air, de sortir au soleil, m’asseoir sur un banc et regarder ce chez moi temporaire prendre vie, prendre paresse.  Lire la suite

« Les nomades de Valparaíso »  par Julie de « Le Bon Air Argentin » 

Une fois n’est pas coutume, j’emprunte un article. Mais attention, pas n’importe quel article!  L’article d’aujourd’hui a été écrit par Julie.

Julie c’est l’amoureuse de Romain … une voyageuse au Chili grâce à un visa pour l’Argentine … une accro des terrasses et des alfajores … une de ces mamies de 28 ans qui, comme moi, aime sentir le soleil frôler les pages de son livre sur les places publiques … une rigolote avec un coeur qui fait au moins trois fois sa taille et dans lequel on peut trouver refuge lorsqu’on perd un ami, lorsqu’on trouve un amoureux, lorsque de vieux cauchemars viennent enquiquiner une rencontre… Lire la suite

Hier la Terre a tremblée: 6,9 sur l’échelle de Valparaíso

Le nez endormi par l’automne, les yeux encore inondés par les êtres étranges de la Perotá Chingó, le coeur frétillant d’un chez moi fraternel, je rentre vers ce « chez moi » volontaire, temporaire, porteño.

Après deux jours de retrouvailles, concerts, découvertes et désorientation á Santiago, le calme de Valparaíso m’offre quelques heures de brouhaha partagé.
Aujourd’hui l’atmosphère pèse sur le port. L’air est dense. La lumière dérange la tranquillité agitée.
Hier, alors que je profitais du stress de la capitale, la Terre tremblait sur Valpo.

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Apprendre à dire au revoir: lettre à un « chez moi » chilien

« Qu’il est doux, quand le vent caresse
Ton sein mollement agité,
De voir, sous ma main qui la presse,
Ta vague, qui s’enfle et s’abaisse
Comme le sein de la beauté ! »
(« Adieu à la mer », Lamartine)

L’automne vient d’arriver , apportant avec lui ses matins brumeux, ses midis ensoleillés et ses soirées venteuses. Seule, assise face au Pacifique j’essaie, depuis plus de trois jours, de t’écrire. En vain.
L’automne s’installe et moi, je cherche encore et toujours comment t’écrire mon amour. J’écris, je raye, j’arrache, chiffonne et recommence. Je crie ma page blanche, je pleurs mon silence. Comment moi, amoureuse de l’amour,  la voyageuse qui, en 2017, envoie encore des cartes postales, suis incapable de t’écrire cette lettre ?

Trois jours d’automnes passés entre rage et désespoir. Trois jours à ruminer un texte qui refuse de voir le jour. trois jours à sentir couler en moi ces mots d’amour invisibles.

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Virgencita de la Candelaria: entre religion, capitalisme et chinoiseries 

«Imagine there’s no countries
It isn’t hard to do
Nothing to kill or die for
And no religion, too
Imagine all the people
Living life in peace»

(J. Lennon) 

« C. , prépare tes affaires, on bouge dès que j’arrive. »

A peine le temps de raccrocher que me voilà arrivée à Carelmapu, petit village côtier où la terre est verte, l’Océan bleu, la marée rouge.

A peine descendue du bus, l’ambiance de fête envahie mes pupilles dilatées. Lors de mon dernier passage à Carelmapu, les trois rues du village n’étaient remplies que de maisons aux tuiles bancales, d’ados à vélos, d’odeurs iodées. Aujourd’hui, les quatre rues du village s’emplissent de curieux, de dévots, d’odeurs de barbecue. Lire la suite

Du voyage à l’expatriation

« La vie ce n’est pas seulement respirer. c’est aussi avoir le souffle coupé »
(Alfred Hitchcock)

Tout était prêt : le billet d’avion sans retour ; la carte du continent étalé sur le plancher de ma chambre provisoire ; un marqueur pour sourire aux automobilistes et mon itinéraire résumé en deux mots « Terre de Feu -> Alaska ».

Rien n’était vraiment prêt : je ne m’étais renseignée ni sur les conditions d’entrée des pays à traverser,  ni sur les vaccins obligatoires et encore moins sur les routes à suivre. Mon itinéraire, résumé en deux mots, pouvait tout aussi bien me faire passer par le Paraguay, le Surinam ou Trinité et Tobago.

Sans programme ni impératifs, je dessinais mon projet sur une succession de surprises et de (mes)aventures. Lire la suite

#Niunamenos 

Octobre. Mois sombre pour le Chili. Depuis plusieurs jours les faits divers pleuvent sur les gros titres. Un jeune homme cloué par les pieds dans sa voiture … Une Colombienne poignardée sur la place publique, sous le soleil austral … Un ado qui tue à coups de hache sa soeur aînée … 

La liste est longue. Mon envie de m’étaler sur les détails est courte.

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