Pan de Azúcar : toutes les infos pratiques sur ce parc hors des sentiers battus

Lorsque je parle de mes voyages autour de moi on me répète souvent que je suis courageuse : courageuse de partir seule, courageuse d’avoir trente ans et de ne pas avoir commencé à cotiser pour ma retraite, courageuse de vivre au jour le jour en dormant là où il fait sommeil.

Aujourd’hui j’ai décidé d’être honnête et d’arrêter de me prendre pour Roald Amudsen ou Amy Johnson. Aujourd’hui je vais  vous avouer mon plus grand secret : je suis une froussarde.
J’ai souvent peur et j’aime ça ! J’aime me faire peur en m’inventant des monstres sous mon lit, j’aime m’imaginer qu’il y a des requins affamés lorsque je me baigne ou encore que des millions de vives se cachent sous le sable. Oui, c’est très enfantin mais ça me permet de libérer quelques miettes de mon imagination trop active.

En tant que peureuse de la première heure, il y a aussi des faits réels qui me font peur. Les tsunamis ! Ce n’est ni le séisme ni la vague en soi qui me font peur mais les mouvements de panique, les sirènes chiliennes qui toutes les 30 secondes répètent « Alerte tsunami !  Alerte tsunami ! » (à lire avec une voix robotique des pires films de SF des années 90), la peur qui envahit les rues et abris bus…
Et puis, j’ai aussi peur de ne pas réussir à atteindre une zone de sécurité en cas de besoin. Et oui , 27 ans de problèmes aux genoux avec une impossibilité totale de courir, ça laisse des marques.

A Puerto Montt j’étais plutôt tranquille. J’habitais en hauteur, la ville fait face à plusieurs îles et la terre ne tremble pas souvent dans le Sud.
Dans le nord du Chili, par contre, c’est une autre affaire ! Face au Pacifique, le désert. Sur plusieurs milliers de kilomètres la route longe l’océan. A certains endroits des dunes s’élèvent telles des barrières infranchissables. Même les éléphants d’Hannibal n’arriveraient pas à conquérir ces montagnes de sable et cailloux.
Du coup, en cas de tsunami, dans un bus à deux étages, on est cuit !

Imaginez ma tête lorsque j’ai commencé à voyager vers le Nord en stop. Entre deux rigolades avec les routiers, échafaudais des plans de sauvetages plus farfelues les uns que les autres. Je pense que j’ai frôlé le génie de l’escape game plusieurs fois. Pourtant, malgré ma peur et mon imagination débordante, je n’ai pas hésité un seul instant à visiter les merveilles du Nord du Chili.

Champs de cactus Pan de Azucar, Chili

Hors des sentiers battus j’ai découvert les cultures locales, suivi les traces de routiers curieux et marché loin du tourisme de masse.

Dans les guides de voyage on parle peu (ou pas) du parc national Pan de Azúcar. Situé à quelques kilomètres de Chañaral (petite ville sans charme particulier, à la plage polluée et la vue bouchée par des usines), ce parc va peut-être disparaître. Pour faire gagner quelques minutes aux conducteurs et surtout quelques pesos aux entreprises minières, une route risque que scinder le parc en deux. Peut-être qu’y faire un tour, montrer son soutient aux quelques échoppes locales et payer son entrée sont une manière de dire « non » au saccage de la flore et de la faune locales. Pour les non voyageurs il y a l’option de la pétition et du #NoRuta1.

Si cet argument ne vous convient pas, que diriez-vous de passer quelques jours à dormir sur la plage, de vous réveillez face à un magnifique pain de sucre, de manger du poisson tout juste pêcher et de jouer dans les rochers ? Que diriez-vous de voir des cactus qui ne regardent que le Nord , d’avoir pour vous seul des paysages dignes des plus belles photos de Mars et de boire un maté face à l’immensité du parc ?  Que diriez-vous de croiser des renards, de faire un tour de bateau pour découvrir des oiseaux ou tout simplement de marcher dans un canyon semi-désertique?  Et les couchers de soleil, on en parle?  A l’heure où la douceur enveloppe le parc, la terre devient or. Seul au milieu de ces paysages vus nulle part ailleurs, on sent la beauté des lieux briller rien que pour nous. Petit plaisir des voyageurs égoïstes , ce parc oublié des agences de voyage est une invitation au calme, au luxe et à la volupté.

Coucher de soleil sur le parc Pan de Azucar, Chili

Si comme moi vous avez peur des tsunamis et que l’idée de dormir à quelques mètres de l’océan ne vous rassure pas, pas de panique : il y a des tonnes de zones de sécurité dans le parc !

N’ayez pas peur de sortir des sentiers battus : c’est souvent loin de tout que la magie est reine !

Voici toutes les infos pratiques pour visiter le parc Pan de Azúcar, Chili :

  • Tarifs :
    • $5.000 pour les étrangers (adultes)
    • $1.500 pour les étrangers (mineurs)
    • $3.500 pour les Chiliens et résidents
  • Comment y aller ?
    • Les bus qui partent de Santiago vers le Nord peuvent vous déposer à Chañaral
    • Depuis Chañaral :
      • faire du stop mais attention, il y a peu de passage
      • négocier le trajet avec un colectivero (les taxis de Chañaral). La course varie entre $5.000 et $10.000 l’aller
    • Si vous avez un véhicule, vous êtes les rois du pétrole ! Il suffit de suivre la route goudronnée
  • Où dormir ?
    • Dans le parc il y a trois campings. Ils se trouvent dans le secteur de Caleta (au niveau de l’administration du parc). Attention : les emplacements ne disposent par d’électricité !
      • tarifs :
        • à partir de $3.500 par personne pour un emplacement de tente sans douche ni barbecue
        • jusqu’à $8.500 par personne pour un emplacement de tente avec toit, douche (eau froide) et barbecue
    • Pour plus de conforts, vous pouvez louer des gîtes (2-8 personnes). Attention, ils ne disposent pas de prises électriques
      • A partir de $35.000 pour deux personnes
  • Où manger ?
    • Dans le petit village de Caleta vous trouverez de nombreux bouis-bouis qui proposent des plats à base de poisson frais et local
    • Le village compte plusieurs épiceries. Vous pouvez y commander du pain et y acheter des produits de base
    • Les campings disposent d’emplacements de pique-nique/barbecue à louer
  • Infos utiles :
    • Possibilité de recharger son portable dans les épiceries (service payant)
    • Possibilité de prendre une douche (service payant)
    • Possibilité de faire un tour en bateau (prix à négocier sur place)
    • Site officiel de la CONAF : Pan de Azúcar (en espagnol)

 

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Vu du Parc Pan de Azucar, Chili

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