Retour rapide

24h de bus … un presque-accident parce que le couple qui a oublié ses clefs de maison n’a rien trouver de mieux à faire que d’engueler le chauffeur qui refusait de s’arrêter sur le bas-côté pour leurs beaux yeux … une balade hivernale à 17°C … un gros manteau d’hiver (que je n’ai pas) rangé comme il se doit tout au fond du placard … une pause pour manger « la meilleure glace du monde » … des visites de monuments historiques … des soirées jeux … des « telenovelas » pleines de mauvais acteurs à toute heure du jour et de la nuit … des étrangers qui parlent étranger … des pavés secs qui glissent … des pavés mouillés qui glissent … de longues heures d’ennuis … du noir et du marron sur tous les passants … peu de sourires … un métro qui fait plus de bruit qu’une marche d’éléphants dans la galerie des glaces … un coloc qui passe 45 minutes sous la douche … de la misère dans les rues … des poubelles qui se baladent sur les trottoires … pas de doute, je suis bien de retour à Lisbonne !
Après 15 jours dans la famille de S. je viens de retrouver ma petite vie lisboète.
Deux exams à passer en 15 jours m’obligent à retrouver ce pays qui me semble mort, sans espoir ni jeunesse …

Avant de rentrer en France j’ai passé quelques jours dans le village de ma grand-mère et j’ai enfin compris pourquoi le charme du Portugal me séduit si peu : la vie semble refuser d’avancer, comme paralyser dans le souvenir des grandes découvertes, de la colonisation, du roi D. Sebastian … les paysages séchement rocheux … les villages dépeuplés … le manque d’associations … les personnes si peu concernées par l’actualité, l’écologie ou la société mais si intéressés par l’argent (une de mes colocs doit payer plus de 100 euros pour recevoir son diplôme de protésiste !) … la « saudade » que tous, ou presque, ressentent pour les siècles passés (pour l’instant je n’ai pas rencontrer un seul Portugais qui ne m’a pas dit ou mentionner au moins une fois « un jour, on possédait la moitié du monde »!) … la froideur des gens … ces mélangent de gris semblent ralentir le Portugal, grand petit pays qu’une finie bande de terre relie à l’Europe. Peut-être qu’avec plus d’espoir, de joie et de volonté dans les yeux des Portugais, ce pays pourrait aller voguer au large de l’Atlantique, au large de ses rêves.
J’ai l’impression qu’ici tous les jours sont des dimanches pluvieux où l’on n’a rien envie de faire si ce n’est dévorer sa bibliothèque en buvant des thés, tisanes et infusions jusuq’à s’en éclater la vessie !
Pourvu que ce que je viens de vous écrire reste entre nous : je ne voudrais pas vous démotiver pour me rendre visite : si les gens ne sont pas les plus chaleureux du monde il y a de jolies choses à voir de par chez moi et les bars sont toujours remplis !

Malgré mon humeur brumeuse, je dois quand même avouer qu’il y a des points positifs à vivre à Lisbonne : les photos le prouve !

Enfin bref, tout ça pour dire que vu que je n’ai pas grand chose à faire ici jusqu’à la reprise des cours le 7 et je serai dans le sud du 21 janvier au 8 février.

Je vous embrasse tout plein.

PS : euh, on est censé se souhaiter la bonne année, tous nos voeux de bonheur, d’amour, de santé, de rires, de voyages (à Lisbonne ? ), de patati et de patata, non ? Bon, ben bonne année alors !

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